Programme HQE, exemple certification

samedi 10 mai 2014
par  EcoEnergieTech
popularité : 3%

Programme HQE :
Commune de Celles
Construction d’un centre de vacances HQE

Recueil d’informations
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MILIEU PHYSIQUE

Géographie :
Cette commune se trouve au nord du lac du Salagou, barrage artificiel érigé et mis en eau entre 1965 et 1970. Le hameau ruiné fait actuellement l’objet d’une réflexion pour y développer un projet de réhabilitation (habitat et accueil de petites entreprises), fruit d’une étroite coopération entre la municipalité et le Conseil général de l’Hérault.

Risque sismique :
L’ensemble de la région est classé dans la « zone 0 » c’est-à-dire de "sismicité négligeable mais non nulle" où il n’y a pas de prescription parasismique particulière, aucune secousse d’intensité supérieure à VIII n’y a été observée historiquement (la probabilité d’occurrence d’un séisme y est négligeable, voire nulle).
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Risque radon :
Le projet est situé dans le département de l’Hérault où le taux d’exposition au Radon est inférieur à 50 Bq/ m³. On considère qu’au dessus de 100 Bq/m³ (Becquerel par mètre cube) on se situe au dessus des seuils de dangerosité. La cartographie présentée recense les 31 départements déclarés prioritaires par les pouvoirs publics.
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Les mesures sont exprimées en Bq / m3. Source : IPSN

Hydrologie / Contraintes d’inondabilité

La commune de Celles se situe en bordure du lac du Salagou. Depuis la mise en place du barrage du Salagou, la commune est sujette à un risque de submersion due à la montée de niveau du lac. En février 1996, le conseil général fixe définitivement la hauteur maximum du lac à 139m ce qui élimine en théorie ce risque.

Le transport de marchandises dangereuses

Nous pouvons accéder à la commune de celles principalement par la route. Une sortie autoroutière (A75) permet de rejoindre le village par l’intermédiaire des départementales D609 et D148.

Risques technologiques

L’Hérault compte des installations SEVESO notamment à Sète. La commune de Celles n’est pas soumise à ces risques technologiques.
Autres risques naturels :
Risque d’incendie :

La commune de Celles ne fait pas l’objet d’un plan de prévention des risques incendies. Les risques d’incendie aux alentours de ce village ne sont donc pas importants. Il faut cependant noter que la végétation environnante est composée de pinèdes et de garrigues. Le feu peu donc prendre très vite avec ce type de végétation. Il faudra donc apporter une attention particulière. De plus le réseau d’eau étant inexistant il ne semble pas possible de pouvoir arrêter un départ de feu.

Risque de tempête :

La dernière occurrence d’un phénomène majeur de tempête dans la région a eu lieu, comme dans de nombreuses parties du territoire français, les 26 et 28 décembre 1999.
Les mesures prises reposent sur :
• Un respect de la réglementation en vigueur correspondant à la mise en oeuvre des bâtiments (notamment le respect de la réglementation en vigueur au sens des calculs de résistance au vent)
• L’implantation judicieuse des arbres vis-à-vis du bâti,
Données climatiques
Climat autour du lac du Salagou

Le climat dans cette région est de type méditerranéen. Le climat méditerranéen est un type de climat tempéré qui se caractérise par des étés chauds et secs et des hivers doux et humides. Nous nous trouvons cependant dans les contreforts des Cévennes, ce qui apporte de la fraîcheur. Le gradient de température entre l’été et l’hiver sera donc plus important.

Soleil et températures

Récupération des informations auprès de météo France pour l’ensoleillement, les températures, précipitation, et le vent.

Vent

Le vent dominant est la tramontane qui souffle dans le sens nord / sud, jamais très longtemps mais parfois violemment...

ENVIRONNEMENT BATI ET HUMAIN
Infrastructures industrielles et Techniques
Nuisances acoustiques

Les voies communales qui entourent le site ne présentent pas de risques de nuisances acoustiques. Seules les installations projetées peuvent être sources de nuisances potentielles (installations, techniques, ramassage des ordures,…)

Nuisances olfactives

On ne note pas dans les abords immédiats du site, une concentration d’établissements susceptibles d’être à l’origine de certaines nuisances olfactives. La localisation des cuisines du futur restaurant devra cependant être étudiée en fonction des vents dominants sur site.

Pollution de l’air

Le site n’est pas concerné par des sources de pollutions de l’air.

INFRASTRUCTURES

Usine de traitement des déchets par méthanisation à Montpellier. Il serait intéressant de voir ou se trouvent les points de collecte ainsi que le parcours des camions.

RESEAUX
Réseaux d’assainissement
Eaux Usées : Le site n’est pas raccordé aux réseaux collectifs de rejets des eaux.
Eaux pluviales : Le site n’est pas raccordé aux réseaux collectifs de rejets des eaux.
Eau potable : Le site n’est pas raccordé à un réseau d’eau potable.
Réseaux d’eau potable et réseaux défense incendie
Le concepteur aura pour charge de se rapprocher avec les services de lutte incendie afin de déterminer les dispositifs à mettre en oeuvre pour assurer la bonne protection du domaine, en terme de dimensionnement des pistes et d’approvisionnement en eau.
Le site n’est pas desservit par un réseau de distribution gaz.

RESSOURCES LOCALES
Energie
Géothermie

Il semble que les systèmes à géothermies puissent être installés dans cette zone. Cependant, s’agissant d’un cite classé, il sera important de prévoir des systèmes qui respect un maximum l’environnement existant.

Solaire

Le solaire semble être une énergie qui ne sera pas exploitable sur le cite. Il serai possible de voir afin de demander des dérogations cependant il semble que ce genre de demande n’aboutisse pas de façon positive.
Matériaux locaux

Le bois

Le bois est un matériau très présent dans la région Languedoc Roussillon. Nous pouvons voir sur la carte ci-contre que la proportion de forêts privées est forte face aux forêts publiques.

Après quelques recherches il s’avère que de nombreuses scieries existent dans la région. De plus les responsables de scieries mettent un point d’honneur à travailler avec un matériau local propre, tout en respectant des règles qui sont imposés dans le but de préserver l’environnement.

Il semble que le bois utilisé dans la région soit le chêne mais aussi le châtaigner. Dans le cas d’une utilisation importante du bois il faudra faire des recherches complémentaires sur le fournisseur mais aussi sur la scierie afin de s’assurer que ces personnes travaillent dans un respect le plus total de l’environnement.
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Liste des cibles

Domaine D1 : Cibles de maîtrise des impacts sur l’environnement extérieur

Famille F1 : Cibles d’éco-construction
- 1. Relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat > performant
- 2. Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction > très performant
- 3. Chantier à faibles nuisances> très performant

Famille F2 : Cibles d’éco-gestion
- 4. Gestion de l’énergie> très performant
- 5. Gestion de l’eau > performant
- 6. Gestion des déchets d’activité > basique
- 7. Gestion de l’entretien et de la maintenance > performant

Domaine D2 : Cibles de création d’un environnement intérieur satisfaisant

Famille F3 : Cibles de confort
- 8. Confort hygrothermique> très performant
- 9. Confort acoustique> performant
- 10. Confort visuel> basique
- 11. Confort olfactif> basique

Famille F4 : Cibles de santé
- 12. Qualité sanitaire des espaces> basique
- 13. Qualité sanitaire de l’air> basique
- 14. Qualité sanitaire de l’eau> basique

BIBLIOGRAPHIE :
Pour rédiger notre programme HQE, nous avons utilisé le référentiel hôtellerie, le guide QEB hôtellerie et le modèle d’évaluation QEB hôtellerie de CERTIVEA.

Cible 1 : Relation du bâtiment avec son environnement immédiat

Plan de la cible :
1.1 Aménagement de la parcelle pour développement urbain durable
1.2 Qualité d’ambiance des espaces extérieurs pour les usagers
1.3 Impact du bâtiment sur le voisinage

Dans le cadre de ce projet de construction et de la réhabilitation de plusieurs bâtiments pour l’accueil et le service de vacanciers, nous avons décidé de placer cette cible à un niveau performant. Toutes les exigences présentées dans la suite du document sont donc faites pour atteindre ce niveau.
La cible 1 traite de « la relation du bâtiment avec son environnement immédiat ». Elle va traiter la façon dont le projet va prendre en compte les données issues de l’analyse du site. De plus elle va prendre en compte l’impact du projet sur le milieu environnant. On peut penser aux risques pour la biodiversité, aux risques d’inondations et aux différents problèmes de réseaux (transports …etc). Il est indispensable également de penser à l’impact sur les riverains du site (pollutions visuelles, santé … etc). Le lac du Salagou où va se situer le projet est un site classé, il est donc important de veiller à respecter certaines règles.
La cible 1 aborde également les problèmes d’ambiance thermique, acoustique, visuelle, pour les usagers de la parcelle.
Enfin, cette cible traite de l’impact du projet dans sa finalité. Les problèmes durant le chantier seront abordés dans la cible 3 « chantier à faible impact environnemental ».

1.1 Aménagement de la parcelle pour développement urbain durable

Le but de l’ensemble des exigences pour le projet que nous allons évoquer ensuite est de s’assurer qu’il s’inscrit dans une démarche de développement durable appliqué à la gestion de territoire.

Dans le but d’assurer une cohérence entre le projet, les politiques environnementales et de développement urbain, le projet devra réduire au minimum l’impact qu’il aura sur la collectivité. On peut penser aux problèmes de l’eau, de l’énergie, des déchets par exemple. On peut penser à la mise en place d’un espace de tri sélectif ainsi que la mise en place de systèmes permettant la production d’énergies renouvelables (panneaux solaires par exemple).

La gestion des différents flux (piétons, livraison, véhicules lourds) devra être prise en compte. Une facilité d’accès (par exemple pour les handicapés) ainsi qu’une sécurisation des zones devra être réalisée. On peut penser à une implantation du bâtiment spécifique qui permettra de séparer les flux de piétons des flux des différents véhicules. Pour les personnes handicapées, des rampes d’accès seront nécessaires ainsi que des gardes corps.
Des dispositions devront être prises pour favoriser les transports « doux ». La mise en place de parkings à vélos ainsi que la mise à disposition de véhicule propre pour les vacanciers pourrait être une idée intéressante. Le parking pour les véhicules devra être optimisé en fonction des flux de personnels, de vacanciers etc. En effet, il devra se réduire au strict nécessaire sur la parcelle et tenir compte des évolutions futures des infrastructures (par exemple la mise en place d’un réseau de transport en commun).

Toutes les parties servant au stationnement de véhicules ou à la circulation de piétons devront être végétalisées. Il faudra prendre en compte la faune locale pour choisir des espèces pouvant s’adapter avec le site. On utilisera donc des plantes non allergènes (on peut penser à des plantes limitant l’émission de pollens par exemple) et non invasives (qui pourrait nuire à la biodiversité et aux espèces environnantes). Pour préserver la faune locale, on peut avancer l’idée de la mise en place de nichoirs qui pourraient valoriser le site auprès des vacanciers.

1.2 Qualité d’ambiance des espaces extérieurs pour les usagers

L’enjeu de cette sous cible est de créer une ambiance climatique, acoustique et visuelle agréable pour le bien être des vacanciers sur ce site.
Suite à l’analyse du site, le projet devra prendre en compte les effets du vent (pour éviter des zones de pression différentes, les effets venturi), les précipitations (protections des entrées..), et de l’ensoleillement (création d’espaces ombragés, mises en place de masques …etc). Concernant l’ensoleillement il faudra veiller à ne pas avoir un ratio vide/plein trop important sur la façade sud par exemple pour ne pas avoir une température trop importante dans l’ensemble des pièces.

Concernant l’ambiance acoustique, on veillera à ne pas perturber le confort des vacanciers par des voies de circulation trop proches ou des nuisances dues à l’exploitation du site (ramassage des déchets, tonte de pelouse…).

On réalisera un éclairage extérieur optimal pour des raisons de confort et de sécurité. On développera ce sujet dans la cible 4 et on verra notamment les économies d’énergie que l’on pourrait faire sur ce poste.

Les rejets d’air devront être hors de porté des usagers du bâtiment pour des raisons de confort et de santé. Les ordures devront être isolées pour ne pas procurer une nuisance olfactive.

1.3 Impact du bâtiment sur le voisinage

Les exigences que nous avons prescrites précédemment peuvent s’appliquer aussi dans cette partie. Les bâtiments construits dans le cadre de ce projet ne devront pas faire d’ombre sur les parcelles avoisinantes et ne devront pas être une source de pollution visuelle (empêcher la vue sur le lac …).
Concernant l’éclairage extérieur nocturne, il ne faudra pas qu’il soit une nuisance pour le voisinage. On pourra donc le limiter à des zones spécifiques et également limiter l’éclairage diffus vers la voute céleste (équipement spécifique).
Cible 2 : Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction

Plan de la cible :
2.1. Choix constructifs pour la durabilité de l’ouvrage
2.2. Choix constructifs pour la facilite d’entretien de l’ouvrage
2.3. Choix des produits de construction afin de limiter les impacts environnementaux de l’ouvrage
2.4. Choix des produits de construction afin de limiter les impacts sanitaires

Des choix judicieux de produits, systèmes et procédés de construction sont nécessaires pour mener à bien un projet qui s’inscrit dans une démarche de développement durable. En effet, ceux-ci vont influer sur l’adaptabilité du bâtiment au cours du temps, sa facilité d’entretient, l’impact environnemental et sanitaire. Il est donc important de réfléchir en amont du projet aux différentes solutions possibles. Nous nous placerons dans le cas où nous voulons atteindre un niveau « très performant » dans cette cible.

2.1. Choix constructifs pour la durabilité de l’ouvrage

La durée de vie d’un bâtiment est de l’ordre 50ans en moyenne. Il faut donc prévoir l’ensemble des possibilités d’évolutions d’un bâtiment sur cette période, mais aussi sur une période plus courte. Cette dernière représente l’intervalle de durée permettant une adaptation des locaux en fonction des usages. On devra donc prendre en compte l’ensemble des dispositions architecturales et techniques liées au second œuvre pour permettre l’adaptabilité du bâtiment dans ces deux situations. On peut donc penser à un zonage et une standardisation des pièces, un surdimensionnement des locaux techniques en vue d’ajouts d’équipements, etc. Cela concerne également la structure de l’ouvrage en vue d’extensions horizontales ou verticales (à prévoir dès la conception). Les dispositions constructives devront donc prendre un compte cette problématique mais également les problèmes que cela posera au niveau du second œuvre (ventilation, réseaux d’eaux …). Un système poteaux poutres pourrait être envisagé. (8 points)

La durée de vie des produits utilisés en gros œuvre et en second œuvre ainsi que les systèmes techniques devront être en concordance avec la durée de vie de l’ouvrage. Il faudra donc privilégier la qualité sur l’ensemble des postes, toujours dans le but de favoriser l’adaptabilité de l’ouvrage. Les produits de construction (gros et second œuvre) devront être entièrement séparables sans utiliser de techniques destructives lourdes. (6 points)

2.2. Choix constructifs pour la facilite d’entretien de l’ouvrage

Faciliter l’entretien d’un ouvrage revient généralement à choisir d’une part des matériaux adéquats (lisses, sans aspérités) puis à favoriser l’accessibilité à certaines parties du bâtiment. Une étude d’accessibilité permettra de définir les dispositions qui devront donc être prises pour favoriser l’accès aux différentes parties de l’ouvrage (plafond, fenêtres, mais aussi toitures, façades, protections solaires...). Cela se fera par l’intermédiaire d’une étude d’accessibilité. On peut donc penser à l’ajout d’un escalier extérieur par exemple ou des dispositifs ponctuels (utilisation de nacelles…).

2.3. Choix des produits de construction afin de limiter les impacts environnementaux de l’ouvrage

Cette sous cible s’intéresse aux critères environnementaux à prendre en compte dans le choix des produits de construction. Il faudra donc avoir connaissance des différents critères tels que la consommation en ressources énergétique, la consommation d’eau, pour au moins 50% des produits utilisés en gros œuvre (structure porteuse, murs, charpente …) et en second œuvre (isolation, vitrages, revêtements de sols…).

Dans le but d’utiliser des ressources locales, nous avons choisi de mettre en œuvre dans cet ouvrage au moins 30dm3/m²SHON de bois certifié (6 points). En effet, le village de Celles se trouve près du massif des Cévennes qui présente de grandes ressources en bois.
En plus d’être un bon isolant, esthétique, et recyclable, le bois présente l’avantage d’être neutre au niveau du bilan carbone. En effet, l’arbre tout au long de sa croissance va aborder du co2 puis va en produire lorsqu’il va pourrir ou bruler. De plus, la structure bois présente l’avantage d’être facilement démontable ce qui est en accord avec la sous cible 1.

2.4. Choix des produits de construction afin de limiter les impacts sanitaires
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Les composés organiques volatiles (COV), ainsi que formaldéhydes présents dans de nombreuses peintures ou revêtement de sol peuvent être nocifs pour la santé des occupants. Il faudra donc connaitre pour au moins 50% des surfaces en contact avec l’air extérieur, leurs émissions en COV et en formaldéhydes. Cela nous permettra d’utiliser les produits dégageant le moins de ces substances, et ainsi éviter tout risque supplémentaire pour les habitants.
Les traitements qui seront effectués sur le bois devront être conformes aux règles en vigueurs. En effet, on utilisera des essences durables pour éviter tout dégagement de produits toxiques pouvant nuire à la qualité de l’air intérieur.
Pour finir, nous n’utiliserons pas de produits pouvant produire des fibres ou des particules cancérigènes. Les produits bénéficiant une certification ACERMI (association pour la certification des matériaux isolants) répondent à cette exigence.
TOTAL : 15 points

Cible 3 : Chantier à faible impact environnemental
Plan de la cible :
3.1 Optimisation de la gestion de déchets de chantier
3.2 Limitation des nuisances sur le chantier
3.3. Limitation des pollutions et des consommations de ressource sur le chantier

La vie d’un bâtiment est rythmée par plusieurs phases de chantier : construction, rénovation, démolition. Dans le cadre de cette cible nous nous placerons durant la phase de construction au cours de laquelle nous voulons obtenir un niveau très performant.
Un chantier induit de fortes nuisances acoustiques mais aussi la présence de nombreux déchets de chantier qui peuvent nuire à l’environnement. On visera donc dans cette cible à réduire l’ensemble des différentes pollutions mais aussi limiter les consommations de ressources (eau, électricité).

3.1 Optimisation de la gestion de déchets de chantier

En amont du chantier, il sera nécessaire de faire une étude des différents matériaux que l’on va utiliser. Cela va nous permettre de savoir à quels types de déchets nous serons confrontés, d’estimer leur masse et permettre un tri suivant leur typologie.

Il faudra intégrer au plan d’installation de chantier un plan de gestion des déchets. En effet, il faudra placer les différentes bennes (déchets dangereux, déchets inertes, déchets d’emballages..) dans un endroit approprié. Il faudra penser à la proximité des aires de stockage avec les lieux de productions. Leurs signalisations devront être explicites (par exemple avec des pictogrammes) pour que les ouvriers ne se trompent pas de bennes le moment venu. (2 points)

Une entreprise spécialisée dans le recyclage de déchets s’occupera du ramassage. La traçabilité des déchets avec, par exemple des bordereaux de suivis de ces derniers, est indispensable. L’entreprise choisie pour réaliser cette tâche devra fournir des justificatifs concernant le pourcentage de déchets valorisés par rapport à la masse totale de déchets prélevés (50%). (3 points)

Pour que tout cela soit possible, il faudra réduire les déchets de chantier à la source. Cela ce fera par exemple en achetant les produits en vrac, ou en privilégiant les grands conditionnements, utiliser au maximum les chutes, etc.

3.2 Limitation des nuisances sur le chantier

La première nuisance pour les riverains d’un chantier est la nuisance acoustique. En effet, les va et viens et l’utilisation des engins de chantier produit un bruit très important.
En plus d’utiliser des matériels conformes à la règlementation en terme de nuisances sonores, on devra faire une étude acoustique du site. Dans le cas d’une construction dans la ville de Celles cela ne devrait pas trop poser de problèmes car celle-ci ne compte que peu d’habitants. Toutefois pour le confort des ouvriers présents sur le chantier, il est nécessaire que le niveau de bruit maximal en limite de chantier soit de 80 dB(A). Pour vérifier que ces préconisations sont bien respectées, des campagnes de mesure d’intensité acoustique devront être réalisées régulièrement. (3 points)

Il faudra également prendre en compte les nuisances dues aux différents trafics (engins de chantier, personnels, ramassage des déchets). Il faudra donc opter pour une organisation de chantier permettant de limiter ces nuisances. (1 point)

Afin de limiter les apports de poussières ou de boues à l’extérieur du chantier, on optera pour l’utilisation de matériels spécifiques (ponceuse aspirante par exemple). Pour les engins de chantier on optera pour une station de lavage des camions. Le site de Celles est assez important et l’implantation de cette station de lavage ne devrait pas poser de problèmes. Elle pourra être utilisée également pour le nettoyage de tous les matériels utilisés sur le chantier. (2 points)

3.3. Limitation des pollutions et des consommations de ressource sur le chantier

Comme nous avons décidé de mettre en place une station de lavage sur le chantier, il faudra veiller à limiter la pollution des eaux et du sol. Le chantier devra donc être au maximum imperméabilisé et les zones de stockage bâchées. L’eau utilisée pour les différents nettoyages devra être récupérée et traitée. Nous nous trouvons dans un site classé proche d’un lac, il est dont indispensable de traiter l’ensemble des eaux utilisées. Une pollution du lac pourrait mettre en danger la faune et la flore locale. L’ensemble des cuves, futs et bidons présents sur le site devront être étiquetés pour éviter toutes mauvaises manipulations de la part des ouvriers sur le chantier. (2 points)

Enfin pour limiter la consommation des ressources, on développera des stratégies de récupération d’eau de pluie. Pour la station de lavage par exemple ou le nettoyage du chantier, on pourra mettre en place une cuve de récupération d’eau de pluie. Ainsi nous n’aurons aucune dépense supplémentaire en eau tout au long du chantier. (2 points)
TOTAL : 15 points
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Cible 4 : Gestion de l’énergie
Plan de la cible :
4.1. Réduction de la demande énergétique par la conception architecturale
4.2. Réduction de la consommation d’énergie primaire
4.3. Réduction des émissions de polluants dans l’atmosphère

Nous avons choisi de placer cette cible à un niveau Très Performant. En d’autres termes, nous devons satisfaire toutes les préoccupations de niveau Basique et niveau Performant + 25 points pour atteindre notre niveau Très Performant.
Le bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie parmi tous les secteurs économiques. Il représente environ 43% de l’énergie consommée. Cette consommation entraîne l’émission de 120 millions de tonnes de CO2, ce qui représente 25 % des émissions nationales. L’objectif est de diviser par 4 ces émissions en 2050. C’est pourquoi nous avons choisi de placer cette cible en Très Performant. L’objectif de cette cible est avant tout de limiter les consommations d’énergie pendant la phase d’exploitation de l’ouvrage et par ce fait de limiter l’épuisement des ressources énergétique non renouvelable et les émissions de polluants.

Pour atteindre cet objectif, on va devoir réfléchir à :

Une architecture bioclimatique, qui prend en compte l’environnement, pour ainsi réduire cette demande énergétique.
Travailler sur des systèmes et les choix d’énergie pour optimiser au mieux les consommations.
Réduire les émissions de polluants dus à nos systèmes énergétiques.

4.1 Réduction de la demande énergétique par la conception architecturale.

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On va chercher à améliorer l’enveloppe du bâtiment de façon à ce qu’elle soit peu déperditive. Pour cela, il faudra faire une étude thermique du bâtiment selon les règles Th-U de la RT2005 par bureau d’étude. Le bureau d’étude nous donnera la consommation de notre bâtiment et il nous proposera des solutions afin de respecter l’exigence :
Ubât

Il faut que le bâtiment puisse réduire ses besoins énergétiques que ça soit en été ou en hiver. Il faut donc connaître les besoins énergétiques totaux et les besoins par poste (Chauffage et Eclairage). Ces valeurs absolues seront données par le bureau d’étude grâce à un logiciel de calcul thermique.

Pour réduire nos besoins par poste, on va devoir mettre en place dans un premier temps des systèmes passifs. Pour le chauffage, on pourra mettre en place une ventilation à double-flux avec récupération de chaleur.
De plus, on va optimiser l’aspect architectural du bâtiment pour réduire nos consommations de chauffage. Il faudra orienter le bâtiment de façon à capter le maximum d’énergie solaire en hiver, et prévoir des casquettes sur le bâtiment pour se protéger du soleil en été. On pourra penser aux systèmes automatisés pour les volets par exemple.
On pourra mettre en place une isolation par l’extérieur de façon à profiter de l’inertie du bâtiment, une étude sur un logiciel de simulation dynamique est intéressante afin de choisir la solution la mieux adaptée (voir sous cible en dessous).

Les consommations en éclairage artificiel peuvent être réduites en utilisant des ampoules à faible consommation ou des LEDs par exemple que nous allons évoquer dans la cible « 10.2 sur l’éclairement artificiel confortable ».
De plus nous utiliserons des couleurs claires sur les surfaces intérieures pour avoir une diffusion de la lumière la meilleure possible et ainsi limiter le nombre d’ampoules.

Nous chercherons à améliorer la perméabilité à l’air de l’enveloppe. Pour cela, nous nous fixons un I4 ≤ I4,référence. I4 représente l’indice de perméabilité à l’air de l’enveloppe du bâtiment en m3/h.m². Pour y arriver, en phase conception on va chercher à soigner les détails des liaisons sensibles et inclure les gaines électriques dans les coffrages etc… En phase travaux : Planifier les contrôles, sensibiliser les entreprises, réaliser les travaux. On va essayer d’être conforme aux préconisations et corriger les erreurs sur chantier si nécessaire. (2points)

4.2 Réduction de la consommation d’énergie primaire.

Pour calculer notre consommation d’énergie, nous choisirons de faire une Simulation Thermique Dynamique (TRNsys) pour le calcul des consommations d’énergie primaires en kWhep/an.m²SHON pour chaque poste. Nous justifierons notre gain de consommation d’énergie primaire équivalent. Nous avons choisi de nous fixer un gain de 50%. (15points).

Il faudra limiter la puissance électrique installée pour l’éclairage artificiel non réglementaire pour réduire notre consommation d’énergie primaire. Ceci concerne les espaces extérieurs, parkings et l’éclairage de sécurité. Les dispositions que nous pouvons prendre sont d’utiliser des LEDs pour tout ce qui concerne les issues de secours. Nous veillerons à limiter au maximum la lumière inutile comme l’éclairement d’enseignes extérieures toute la nuit. Il va falloir mettre en place un scénario d’occupation du bâtiment afin d’éviter les consommations d’éclairage inutiles. La réglementation nous impose un éclairement continu des éléments de sécurité comme la localisation des issues de secours, nous veillerons à respecter cette réglementation. De plus nous limiterons l’éclairage des zones de stationnement en mettant en place des lampadaires qui se rechargent par l’énergie solaire. Nous souhaitons aussi limiter la puissance électrique installée à 6 W / m² et ceci entre autres grâce à des revêtements clairs vu précédemment. (2points)

Nous veillerons à limiter les consommations en kWhep/m²SHON.an pour la climatisation des chambres et/ou des espaces privatifs des clients. Pour cela, nous mettrons en place un planning d’inoccupation des chambres afin de ne pas utiliser la climatisation pour rien. De plus, nous veillerons à ne pas laisser les fenêtres ouvertes et à fermer les volets pour garder la fraicheur des espaces privatifs.

Il est important de réaliser une étude de faisabilité sur le recours aux énergies renouvelables locales. Il faudra penser aux moyens de transport en prenant en compte les énergies grises par exemple et exploiter les apports qu’offre la localité en matière d’énergie. Cette étude de faisabilité donnera le pourcentage de couverture des besoins par ces énergies locales et une justification de la pertinence de la filière choisie.

Nous souhaitons mettre des panneaux solaires assurant au moins 50% des consommations de l’eau chaude sanitaire et un système de chauffage qui sera relié à un réseau de chaleur alimenté à plus de 60% par des énergies renouvelables. Nous sommes au sud de la France, il faut utiliser au maximum l’énergie solaire que nous offre cette région. Il faudra choisir des panneaux solaires avec des labels de qualité afin de s’assurer que leur fabrication à suivi une démarche écologique et qu’ils n’ont pas été importés de pays étrangers par exemple. (3points)

4.3 Réduction des émissions de polluants dans l’atmosphère.

Il faudra mettre en place un calcul des quantités de CO2 générées pour le bâtiment par l’utilisation de l’énergie sur les postes réglementaires ou non. Et il faudra justifier que le choix énergétique correspond au meilleur compromis entre les émissions de CO2 et les objectifs environnementaux fixés par maître d’ouvrage. Nous allons fixer une valeur des émissions d’équivalent CO2 ≤ 30 kg-eq CO2/an.m²SHON. (1 point)

Les quantités d’équivalent SO2 générées par l’utilisation de l’énergie vont aussi être prises en compte. Un calcul de ces quantités générées pour le bâtiment par l’utilisation de l’énergie sur les postes réglementaires va devoir être fait. Et il faudra justifier que le choix énergétique que nous voulons mettre en place correspond au meilleur compromis entre les émissions de SO2 et les objectifs environnementaux du maître d’ouvrage. (1 point)

On va prendre en compte les quantités de déchets radioactifs générés par l’utilisation de l’électricité du réseau. Pour cela nous allons aussi faire un calcul et justifier que le choix énergétique correspond au meilleur compromis entre les quantités de déchets radioactifs produits et les objectifs fixés par le maître d’ouvrage. (1 point)
TOTAL : 25 points

Cible 5 : Gestion de l’eau
Plan de la cible :
5.1 Réduction de la consommation d’eau potable
5.2 Gestion des eaux pluviales à la parcelle
5.3 Gestion des eaux usées

Nous avons choisi de placer cette cible en catégorie Performante car l’eau est un véritable enjeu environnemental de la société. L’objectif de cette cible est de limiter l’épuisement, la pollution et les risques d’inondation de l’eau.

5.1 Réduction de la consommation d’eau potable.

Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des dispositions sont prises pour économiser la ressource en eau potable dans les sanitaires de l’ouvrage.
Pour s’inscrire dans une cible performante, il faudra identifier les équipements consommateurs d’eau potable et mettre en place des réducteurs de pression si la pression est supérieure à 3 bars. De plus, il faudra déterminer la consommation conventionnelle d’eau potable dans les sanitaires CC sanitaires en fonction des usages pour respecter la condition du référentiel : CC sanitaires ≤ 0,90 CCref sanitaires

On prendra un CCref sanitaire de 6litres/chasse avec des équipements classiques que ce soit en espace privatif ou commun, ce qui nous donne des consommations pour les sanitaires inferieures à 5,4 litres/chasse, pour atteindre cette exigence.

Il faut donc se demander par quels moyens on va pouvoir économiser notre eau potable afin d’en réduire les consommations. Nous proposons de mettre en place des équipements hygro-économes : pour les toilettes, nous allons récupérer l’eau pluviale. Pour les lavabos, nous proposons de mettre des robinets avec détecteur de présence. Et pour les douches, nous proposons de mettre en place des mitigeurs avec butée « limiteuse » de débits. La solution d’utiliser l’eau pluviale est soumise à autorisation, on peut proposer comme alternative de récupérer les eaux grises (eaux usées domestiques hormis les eaux vannes) pour diminuer la consommation d’eau potable.

Les espaces verts et le nettoyage des locaux se feront grâce à la récupération de l’eau de pluie. Pour cela, on veillera à respecter les dispositions de l’arrêté du 21 août 2008, relatif à la récupération des eaux de pluie et à leur usage à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments.

5.2 Gestion des eaux pluviales à la parcelle
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Ici, l’objectif est d’évaluer la performance des dispositions mises en place pour gérer les eaux pluviales. La gestion des eaux pluviales consiste à limiter leur ruissellement pour ainsi prévenir les risques d’inondation dans les zones sensibles et limiter la pollution diffuse.

Pour être en performant, nous devons réfléchir sur les dispositions prises pour favoriser le cycle naturel de l’eau et ne pas dérégler l’environnement à cause de notre construction. Les parties végétalisées des parkings, que nous avons évoqué dans la cible « 1.1 Aménagement de la parcelle pour développement urbain durable » sont une solution à ce problème. On peut aussi intégrer des espaces verts dans le projet architectural qui rétablira ce cycle naturel. Et nous pouvons mettre en place une toiture végétalisée sur la toiture de notre construction, celle-ci rétablira le cycle d’une part mais aura aussi un effet d’isolation.

Nous sommes en site faiblement urbanisé (site isolé), nous devons donc nous assurer à atteindre des coefficients d’imperméabilisation de 20 à 40% après réalisation pour être en performant.

Après réalisation, il est important de réfléchir à comment on va optimiser la rétention d’eau et les dispositions qu’on va prendre pour favoriser au maximum les rétentions d’eau après un orage et de fortes pluies. On pourrait utiliser la solution du puits à condition de trouver une nappe phréatique. Mais l’installation d’une cuve de récupération d’eaux de pluie est une meilleure solution. La qualité de l’eau de pluie issue d’une citerne est généralement plus sûre que celle provenant de la nappe phréatique sous terre. Il faut penser à mettre en place un collecteur qui va récupérer l’eau qui descend du toit via la gouttière. Le collecteur va filtrer l’eau empêchant ainsi les salissures telles feuilles, brindilles, insectes de tomber dans la cuve. Ce filtre évite également la formation de vase et l’altération de l’eau.

Ensuite il faut prendre en compte le débit de fuite pour être en performant. Le référentiel nous permet de choisir entre un débit de fuite : inférieur ou égal au débit de fuite initial, ou inférieur ou égal au débit de fuite imposé par la réglementation locale. Nous n’avons pas encore fait d’enquête sur la localité donc on va se limiter a un débit inférieur ou égal au débit de fuite initial.

Il est important de s’assurer que les eaux de ruissellement potentiellement polluées seront pré-traitées avant le rejet dans la nature. Dans les parkings par exemple, les fuites d’huile et autres polluants peuvent être présents, les eaux qui ruissèlent sur ces zones vont subir une pollution. Notre cible « 1.1 Aménagement de la parcelle pour développement urbain durable » est une solution a ce problème avec le parking végétalisé. On pourra ainsi récupérer ces eaux polluées afin de les traiter dans un bac de décantation par exemple.

5.3 Gestion des eaux usées

Pour la gestion des eaux usées, on prendra en compte les exigences de la sous cible précédente. On cherchera à identifier tous les types d’eaux usées présentes sur le site. Ensuite nous prendront des dispositions pour récupérer et pré-traiter les eaux usées avant de les rejeter dans la nature. On peut mettre en place des bacs de sable pour traiter ces eaux polluées.

En cas de recours à l’assainissement non collectif, on prendra des dispositions pour traiter réglementairement ces eaux usées avant rejet.

Pour être en performant, nous devons réaliser une étude de faisabilité sur l’installation d’un système de traitement innovant pour le traitement sur site des eaux usées. Ces systèmes ne devront pas porter de nuisance pour les usagers. Si l’étude de faisabilité nous démontre que ce système est infaisable, il faudrait rédiger une note démontrant l’impossibilité d’installer un tel système. De même, nous devons aussi faire une étude de faisabilité sur le recyclage des eaux usées traitées pour des usages ne nécessitant pas des caractéristiques de potabilité (arrosage, lavage des sols, etc.). Il faut noter que ces équipements devront être facilement accessibles aux équipes de maintenance.

Cible 6 : Gestion des déchets d’activité
Plan de la cible :
6.1. Optimisation de la valorisation des déchets d’activité
6.2. Qualité du système de gestion des déchets d’activité

Dans cette cible nous allons nous intéresser à la gestion des déchets produits pendant la durée de vie du bâtiment. Dans notre cas, nous allons avoir un bâtiment de tourisme accueillant du public. Plusieurs activités simultanées vont être réalisées et donc plusieurs types de déchets vont être produits. Dans notre programme HQE, nous avons décidé de placer cette cible au niveau basique.

6.1. Optimisation de la valorisation des déchets d’activité

Pour notre projet, il va tout d’abord falloir faire une étude sur les différents types de déchets que l’on va collecter durant la vie du bâtiment. Ceux-ci vont varier en fonction de l’activité que l’on va faire dans tel ou tel espace de l’ouvrage (déchet de bureautique, déchets ménager,… etc.). Il faudra ensuite choisir une filière d’élimination en privilégiant les filières permettant une valorisation. On peut penser alors à l’usine de méthanisation de Montpellier (45km de Celles).

L’unité de méthanisation de Montpellier peut traiter à plein régime 170 000 tonnes de déchets résiduels et 33000 tonnes de bio-déchets. Les bio-déchets sont des déchets organiques issus de l’alimentation ou du jardinage : restes de repas, épluchures, feuilles, fleurs... Le tri de ces déchets permettra à terme de former du compost et du gaz naturel qui pourra être réutilisé par la suite.

6.2. Qualité du système de gestion des déchets d’activité

Il sera important de traiter les déchets à la source et donc prévoir des espaces à cet usage, près des parties servant à la restauration par exemple (arrière de cuisine). On peut penser également à la mise en place de différents dispositifs à l’extérieur comme des poubelles à deux orifices (déchet organiques, autres déchets). En effet si les touristes ne sont pas poussés à effectuer un tri ils ne le feront pas d’eux même. Le nombre des différentes poubelles devra être suffisant à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment pour éviter de retrouver des déchets hors des lieux de stockage. Il faudra également étudier le flux de déchets dans les différents emplacements pour en prévoir la récolte (chaque journée par exemple).
Il faudra garantir des conditions d’hygiène suffisante pour la zone de stockage des déchets. En effet, les nuisances olfactives pour les clients doivent être scrupuleusement prises en compte. Une ventilation suffisante devra être mise en place par exemple.

Pour finir il faudra réfléchir à la séparation entre les flux de déchets et le flux de circulation des clients. On pourra donc envisager séparation temporelle. (On peut penser à retirer les déchets l’après midi quand les clients sont en excursions)

Cible 7 : Maintenance, pérennité des performances environnementales
Plan de la cible :
7.1. Maintien des performances des systèmes de chauffage et de rafraîchissement.
7.2. Maintien des performances des systèmes de ventilation.
7.3. Maintien des performances des systèmes d’éclairage.
7.4. Maintien des performances des systèmes de gestion de l’eau.

Nous avons choisi de faire en sorte que notre projet soit performant concernant cette cible. Il faut donc que l’on respecte l’ensemble des caractères basiques et performants des différentes sous cibles.

Après la lecture de ces différentes sous-cibles et une réflexion sur les différents traitements à apporter afin de les satisfaire nous observons que les principes à mettre en place sont presque identiques. C’est la raison pour laquelle nous allons traiter l’ensemble des sous-cibles en même temps, avec si nécessaire des parties détaillés pour pouvoir faire la différence entre les sous-cibles.

Afin d’avoir des installations qui fonctionnent correctement durant toute leurs vie il est très important de faire un entretien régulier et de ne pas forcement attendre que les problèmes arrivent pour réparer. Le préventif est toujours plus rentable. Cependant, il est courant de voir des installations ou la gestion et l’entretien est synonyme de parcours du combattant. C’est la raison pour laquelle il est important, voir décisif de bien prendre en compte ces différents aspect dès la conception du bâtiment.

Afin de pouvoir fournir cet entretien aux matériels mais aussi aux réseaux il faut que ceux-ci soient mis en place dans des zones facilement accessibles (sans avoir à intervenir dans une zone ou les clients sont présents).

Il faut que les zones où seront placés les systèmes de productions soient dimensionnées de façon à tenir comte du fait que les interventions peuvent avoir lieux jour comme nuit et par beau temps comme par mauvais temps. Il faut aussi savoir que les techniciens peuvent avoir besoin de changer ou de nettoyer des pièces lourdes et volumineuses.

Il faut donc prévoir de mettre en place des zones de travail protégés des aléas du temps, il faut prévoir un éclairage suffisent pour permettre un travail correct et même prévoir un éclairage déplaçable. Il faut que la zone soit équipée d’une alimentation en électricité et en eau à proximité des machines.

Pour les réseaux, il faut que l’on puisse les suivre facilement et sans avoir à déranger les utilisateurs. Il faut prendre aussi en compte qu’une fois posé, le réseau peut faire l’objet de modifications et de réparations.
Concernant les appareils terminaux il faudra faire en sorte de pouvoir y accéder par l’extérieur donc prévoir un niveau technique qui nous donnera accès aux différents systèmes terminaux comme le chauffage, la ventilation, l’éclairage. Là encore, concernant le niveau technique il faut prendre en compte que le technicien va devoir monter avec du matériel, devoir changer ou nettoyer des filtres et avoir besoin de lumière.

Afin de gérer la consommation quelle soit énergétique ou électrique il sera important de mettre en place des compteurs d’énergies mais aussi d’eau afin de pouvoir déceler rapidement toute consommation anormale. L’ensemble des compteurs devra faire l’objet d’un renvoi vers une GTC avec une cartographie précise des réseaux afin que les fuites éventuelles puissent facilement être localisées. Ces compteurs seront placés à l’entré de chaque bungalows et sur la ventilation générale ou sur les ventilations spécifiques.

L’ensemble du pilotage du chauffage, de la climatisation, de la ventilation, de la distribution de l’eau et de l’ECS devront faire l’objet d’une étude détaillée par un bureau d’étude spécialisé.

Des dispositions devront être prises concernant les systèmes étudiés amenant à un niveau de maintenance équivalent au niveau I, II et III des contrats classiques de maintenance.
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CIBLE 8 : Confort Hygrométrique
Plan de la cible :
8.1. Dispositions architecturales visant à optimiser le confort hygrothermique, en hiver comme en été
8.2. Création de conditions de confort hygrothermique en hiver
8.3. Création de conditions de confort hygrothermique d’été dans les locaux n’ayant pas recours à un système de refroidissement
8.4. Création de conditions de confort hygrothermique d’été dans les locaux ayant recours à un système de refroidissement

Nous avons choisi de faire en sorte que notre projet soit très performant concernant cette cible.

Nous pouvons choisir de ne pas mettre en place dans certains locaux des équipements de climatisation. Cependant, nous somme dans une zone dans laquelle le confort est une chose vraiment importante. Aux vues des difficultés et des contraintes qu’engendre la présence ou non d’un système de climatisation nous choisissons de mettre en place celui-ci dans toutes les zones afin de garantir un confort maximum sachant que nous ferons notre maximum afin de minimiser l’utilisation de ces systèmes. Notre but est en quelque sorte d’utiliser ces systèmes comme des gardes fous afin de pouvoir permettre à tous les occupants de se sentir dans une ambiance confortable.

Suite à ce choix, nous devons cumuler un nombre de point très performant égal à 10. Cependant comme nous le disons ci-dessus le but est d’utiliser les systèmes de climatisation le plus rarement possible. Nous nous donnons donc un objectif plus ambitieux qui correspond à la limite juste au dessus : totaliser un minimum de 12 points.
Afin de totaliser ces points, nous procèderons de la façon suivante :

8.1Dispositions architecturales visant à optimiser le confort hygrothermique, en hiver comme en été

D’un point de vue architectural, pour limiter les effets négatifs des apports solaires il est important de prévoir un système fixe qui va « bloquer une partie des rayons solaires incident durant les mois les plus chauds. Cependant, ce système devra est dimensionné de tel sorte qu’il puisse laisser passer les rayons solaire de mi-saison mais aussi d’hiver. Les rayons solaires étant plus bas en hiver qu’en été un « casquette » ou un élément comparable devrait pouvoir être mis en place s’il est en accord avec l’architecture.

Dans le but de favoriser la ventilation naturelle, nous préconisons dans la mesure du possible que les locaux soit traversant afin de pouvoir profiter au maximum des apports de l’air extérieur. Il faudra donc prévoir des systèmes d’ouverture suffisants des deux côté du bâtiment.

Afin d’avoir une homogénéité maximum il serait intéressant dans la mesure du possible de maximiser les contacts entre locaux plutôt que le contact avec l’extérieur. Il faudra aussi regrouper un maximum les locaux ayant une même température de consigne afin de limiter les échanges thermiques mais aussi de limiter les gradients de températures entre parois en ambiance.

8.2. Création de conditions de confort hygrothermique en hiver

La température en été dans les espaces où les clients pourront se rendre doit être de l’ordre de 25°C et de 20 voir 21°C en hiver. Il faut aussi prévoir de mettre petit à petit le client en relation avec l’extérieur dès que celui-ci doit sortir. Il faut donc prévoir une température dans les couloirs qui soit un peu moins importante que dans la chambre. Il ne faut pas que, dès que le client sorte qu’il ait une sensation de douche chaude ou de douche froide. Il faut l’accompagner petit à petit vers la température qu’il va ressentir en quittant l’établissement.

Concernant le pilotage des systèmes de chauffages et climatisation. Nous recommandons la mise en place d’un système intelligent qui va permettre de détecter la présence ou non d’occupants dans la chambre. Une clef magnétique glissée par le client dans un appareil prouvera qu’il est présent dans la chambre.

Lorsque l’espace privatif se compose en deux parties avec une partie lieux et vie et une partie espaces de sommeil il faudra prévoir que le client puisse avoir deux ambiance thermiques différentes dans ce deux zones. Il devra pouvoir gérer ces zones de façon indépendantes afin de lui fournir un confort plus important. (1 point).

De plus un système informatique au niveau de la réception permettra de prévoir la mise en température d’une chambre en fonction de la date de réservation. Dans la chambre le client pourra avoir un contrôle afin de diminuer/augmenter le chauffage ou même le stopper. Si ce contrôle n’est pas suffisant il pourra se rendre à la réception.
Tous ces dispositifs devront faire l’objet d’une étude et d’une justification de leurs fonctionnements.

Concernant les espaces qui ne sont pas privatifs, il faudra mettre en place un système comparable. Cependant ces espaces devront tout d’abord être répertoriés. Il faut étudier les plages d’occupation, le principe de fonctionnement afin de définir le fonctionnement des systèmes. Un travail détaillé sur ces espaces et la mise en place de systèmes adaptés nous permettra de comptabiliser 2 points (soit 3 points au total) afin d’arriver au statut très performant.

Concernant les systèmes à air il faudra faire en sorte afin d’avoir 2+1 points (soit 6 points au total) supplémentaires pour les optimiser. Il faudra limiter la vitesse au maximum à 0,15 m/s et faire des études détaillées afin de bien positionner les bouches de soufflages et de reprises.

Dans les espaces d’occupations il faudra en hiver, faire en sorte que l’hygrométrie soit suffisante afin d’éviter la sensation de déshydratation. Il faudra pour cela contrôler l’hygrométrie d’ambiance et prévoir un système (certainement à air) qui pourra en cas de nécessité venir apporter de l’humidité pour atteindre un niveau de confort. Il faudra que chaque niveau de confort soit défini dans le cahier des charges en fonction de la zone d’occupation. 2 points (soit 8 points au total)

8.3. Création de conditions de confort hygrothermique d’été dans les locaux n’ayant pas recours à un système de refroidissement

Nous ne prévoyons pas d’avoir d’espaces non climatisés.

8.4. Création de conditions de confort hygrothermique d’été dans les locaux ayant recours à un système de refroidissement

Comme nous l’avons fait dans le cas de l’hiver nous souhaitons le faire aussi dans le cas de l’été, il faudra limiter la vitesse d’air dans les espaces privatifs à 0,12m/s et 0,22m/s dans les autres locaux. Il faudra donc prévoir d’avoir des zones de soufflage et de reprise d’air importantes. En faisant comme pour le chauffage une étude sur l’emplacement des bouches de soufflage est reprise nous cumulons un total de 3+1 points (12 points au total).

Afin de maitriser les apports solaires durant la journée nous proposons la mise en place d’un système intelligent qui pilotera des stores afin d’occulter ou non les vitrages en fonction des besoins (voir cible 4.1). Il faudra s’assurer que le facteur solaire des différentes fenêtres est inférieur au celui de la référence (choix de matériel).

Ayant déjà mis en place un système qui permet au client de gérer la consigne de température dans la zone sommeil et dans la zone vie pour le chauffage, nous reprendrons celui-ci pour la climatisation. Nous accumulons donc un point supplémentaire.
TOTAL = 13 points.

CIBLE 9 : Confort acoustique
Plan de la cible :
9.1. Optimisation des dispositions architecturales pour protéger les usagers des nuisances acoustiques.
9.2. Création d’une qualité d’ambiance acoustique adaptée aux différents locaux.

Nous avons choisi de faire en sorte que notre projet soit performant concernant cette cible. Il faut donc que l’on respecte l’ensemble des caractères basiques et performants des différentes sous cibles.

9.1. Optimisation des dispositions architecturales pour protéger les usagers des nuisances acoustiques

Afin de satisfaire à l’ensemble des critères de cette sous-cible il semble nécessaire et important de mettre en place une cartographie acoustique externe et interne de l’ensemble du site. En effet, il faudra classer les différentes zones en fonction de leur capacité à générer du bruit mais aussi en fonction de leurs besoins ou non de silence. Une fois cette cartographie réalisée, il faudra faire en sorte de placer les zones génératrices de bruit loin des zones ne pouvant pas accepter de bruit important. Par exemple il faudra mettre les chambres loin des zones d’accueil, de jeux et de déchargement.
Dans les cas ou deux zones privatives sont accolés il faudra faire en sorte de mettre les chambres en contact avec les chambres, de même pour les pièces de vie et les salles bains. Dans le cas ou il ne sera pas possible de séparer une pièce « bruyante » d’une pièce nécessitant beaucoup de calme il faudra alors mettre en place soit un local tampon soit mettre en place des parois très isolantes.

9.2. Création d’une qualité d’ambiance acoustique adaptée aux différents locaux.

Concernant l’isolement de l’ensemble des espaces privatifs qu’ils soient ou non assimilables à des bâtiments à usage d’habitation, il va falloir respecter en termes d’isolation phonique des règles qui se basent sur la réglementation mais qui sont plus exigeantes.

Il faut que l’isolement acoustique standardisé pondéré des espaces privatifs vis-à-vis de l’extérieur soit supérieur de 2 dB à la réglementation sans toutefois dépasser les 30 dB. Pour cela il faudra prévoir des vitrages performants d’un point de vue acoustique ainsi que des murs lourds en contact avec l’extérieur. L’isolement par rapport aux autres locaux privatifs devra quand à lui être égal à la valeur réglementaire majorée de 3dB. Il serait donc judicieux de limiter au maximum le contact entre différentes zones privatives.

Concernant les bruits de chocs dans les espaces privatifs il faut que le niveau de pression pondéré du bruit de choc standardisé perçu dans les pièces principales soit inférieur à celui de la référence de 3dB. Il faudra donc faire en sorte soit de limiter les contacts entre deux locaux privatifs, donc éviter les étages soit mettre en place des matériaux qui absorbent les bruits de chocs. Pour le bruit dû aux équipements, là aussi il faut respecter le niveau de pression acoustique normalisé réglementaire réduit de 3 dB.
Afin de satisfaire cette exigence il suffit de choisir du matériel peu bruyant, d’essayer de l’éloigner des zones d’habitations et de prévoir éventuellement des protections acoustiques.

En ce qui concerne les espaces dit « associés », nous entendons par là les bureaux, hall de réception couloir et autre. Il faut respecter un isolement vis-à-vis des espaces extérieurs égale à la règlementation – 5dB.

Les niveaux de pression dus aux chocs et aux équipements techniques doivent respecter la règlementation que ce soit pour les bureaux comme pour les salles de repos.

Concernant les matériaux pour les circulations il faut que l’aire d’absorption équivalente des revêtements absorbants soit supérieur ou égale à 0,5 fois la surface au sol alors que pour les autres locaux cette valeur passe à 0,6. Concernant l’isolement acoustique standardisé pondéré, il doit être supérieur ou égale à 38dB.

Il faudra pour chaque espace associé, et boutique faire une étude acoustique afin de d’étudier les trois critères ci-dessous.

- Isolement acoustique standardisé pondéré des espaces vis-à-vis de l’espace extérieur.
- Acoustique interne des espaces.
- Sonorité à la marche.

La solution la plus favorable et la plus performante pour l’ensemble de ces trois critères devra être adoptée.

Cible 10 : Confort visuel
Plan de la cible :
10.1. Optimisation de l’éclairage naturel
10.2. Garantie d’un éclairage artificiel confortable

Nous avons choisi de nous mettre en basique sur cette cible. Nous sommes sur un projet d’hôtellerie donc nous n’avons pas besoin d’avoir un éclairement optimum comme pour les musées par exemple où c’est très important. Ici, on souhaite avoir un confort visuel dans le sens que le soleil n’éblouisse pas les usagers et d’avoir une ambiance lumineuse satisfaisante en terme d’éclairement. Ceci pour faciliter les activités diverses dans de bonnes conditions et ainsi éviter la fatigue, les problèmes de santé liés aux troubles visuels. Ce confort visuel est a mettre en relation avec la cible sur la gestion de l’énergie car nous souhaitons avoir un confort visuel tout en réduisant la consommation d’énergie.

10.1 Optimisation de l’éclairage naturel

Dans cette sous cible, on va veiller à avoir un accès à la lumière du jour dans les espaces et les circulations, les salons et les autres espaces comme le hall ou les espaces de restauration, fortement fréquentés par les clients.

Il s’agit principalement de garantir un accès à la lumière du jour dans certains espaces caractéristiques de notre hôtel, mais aussi à avoir un accès à des vues sur l’extérieur. L’accès à la lumière du jour est exigé dans :

100% des pièces de vie des espaces privatifs des clients : même si le client séjourne principalement la nuit dans ses espaces privatifs, des pièces de vie sans accès à la lumière du jour sont interdites.
100% des espaces de bureau : cette exigence est requise par le Code du Travail.
Dans le hall d’accueil
Dans 100% des espaces de restauration fréquentés par les clients
Dans 100% des espaces suivants : espaces de détente du personnel, infirmerie
Dans au moins 60% des salons.

L’accès à des vues sur l’extérieur comprend les mêmes exigences que précédemment mais avec seulement 10% de la surface des circulations et des espaces de détente ouverts à l’extérieur.

Les espaces dans lesquels le Code du Travail s’applique sont prioritaires. Les cuisines par exemple qui doivent avoir un accès à la lumière du jour. On veillera donc à traiter en priorité ces pièces. De plus, en cherchant à avoir un accès à la lumière du jour, on interagit avec notre cible 4 qui a pour exigences, entre autres, à capter la lumière du jour en hiver pour réchauffer nos locaux.
On veillera à disposer d’un éclairement naturel minimal dans les pièces. Il faudra un FLJ ≥ 1,5% pour 80% de la surface de la zone de premier rang, dans 80% des locaux concernés (en surface).

10.2 Eclairement artificiel confortable
Dans un bâtiment d’hôtellerie, l’éclairage artificiel contribue à l’ambiance propre au loisir et à la détente, ambiance que les clients recherchent. L’éclairage artificiel est donc un complément de l’éclairage naturel. Il va créer une atmosphère de détente.

On veillera à disposer d’un niveau d’éclairement optimal dans les espaces privatifs des clients, ce qui veut dire qu’il faudra fournir des capacités d’éclairement minimums :
Au niveau du lit : 100 lux
Au niveau des tables de travail : 200 lux
Au niveau du miroir en surplomb du lavabo : 300 lux
Dans les espaces communs, il faudra :
200 lux ainsi que dans le hall d’accueil
300 lux ainsi qu’au niveau de la réception
Dans les espaces de restauration, il faudra :
150 lux pour l’éclairage général
300 lux au niveau du (des) buffet(s)
Dans les autres espaces :
Parking, 50 lux
Circulations 200 lux
Espaces de bureaux 300lux
Pour cela on peut mettre des ampoules à faibles consommations d’énergie pour satisfaire la cible 4 et réduire nos consommations en termes d’éclairage.

Il faudra éviter l’éblouissement dû à l’éclairage artificiel dans les espaces privatifs des clients, pour cela on va choisir des luminaires adaptés qui vont avoir pour but de canaliser la lumière. Des dispositifs fonctionnels permettant au client d’agir sur l’éclairage dans ses espaces privatifs devront être mis en place, comme un régulateur de l’intensité lumineuse.

En plus de ce niveau d’éclairement minimum requis, une bonne qualité de lumière est essentielle. Pour ces mêmes zones ont recherchera à avoir des températures de couleur comprise en 3000 et 5000K ainsi que des indices de rendu de couleur (IRC) supérieure à 85 pour toutes ces zones.

CIBLE 11 : Confort Olfactif
Plan de la cible :
11.1. Garantie d’une ventilation efficace
11.2. Maîtrise des sources d’odeurs désagréables et création d’une ambiance olfactive agréable

Nous avons choisi de faire en sorte que notre projet soit basique concernant cette cible. Il faut donc que l’on respecte l’ensemble des caractères basiques des différentes sous cibles.
Ici aussi nous pourrons traiter les sous-cibles dans un seul et même paragraphe étant donné que les systèmes et les réflexions à mettre en place sont similaires.

En effet il faudra prévoir dans un premier temps de faire un système de ventilations spécifiques aux logements et un réseau spécifique aux locaux à utilisation particulière. La cuisine par exemple devra utiliser un réseau de ventilation distinct de celui des logements.

Pour les logements, il faudra faire en sorte de limiter les zones de vitesse d’air trop lentes dans le réseau. Il faudra aussi, afin de limiter le passage de l’air vicié d’un local à l’autre, faire en sorte que le réseau collecteur soit à une distance convenable des réseaux finaux.
Les débits mis en œuvres devront être en respect avec la règlementation afin d’assurer une qualité de l’air dans les locaux. La distribution devra faire l’objet d’une étude que ce soit la distribution dans les locaux entre les entrées d’air et l’extraction mais aussi sur le réseau d’extraction de façon à s’assurer que les bons débits sont extraits aux bons endroits

En France il est interdit de fumer des les lieux publics il ne sera donc pas nécessaire de séparer le réseau ventilation des chambres fumeurs du réseau des chambres non fumeurs. (Ce n’est pas le cas dans tous les pays).

Cible 12 : Qualité sanitaire des espaces
Plan de la cible :
12.1 Maîtrise de l’exposition électromagnétique
12.2 Création des conditions d’hygiène spécifiques

Nous avons choisi de nous placer dans des exigences basiques pour cette cible. Dans cette cible, nous nous intéressons aux préoccupations concernant un risque sanitaire non avéré, mais dont la prise en compte a été reconnu utile. De plus, on va rénover une partie des bâtiments existants qui vont être durables, il faudra donc prendre des principes de précautions pour éviter des risques de pollutions.

12.1 Maîtrise de l’exposition électromagnétique.

On va devoir identifier toutes les sources d’émissions électromagnétiques basse fréquence. Ces sources sont les ondes produites par les téléphones sans fils, les systèmes wifi et les matériels informatiques. Mais aussi les sources radiofréquences de l’environnement immédiat. Nous sommes dans un hôtel donc ces sources vont être conséquentes, une étude sur l’impacte de ces ondes sur la santé pourra être menée.

12.2 Création des conditions d’hygiène spécifiques.

Les conditions d’hygiène doivent être assurées en toute situation et pour tous les locaux. Ces exigences vont se porter principalement sur les locaux de stockage de déchets, stockage de produits d’entretien, toilettes, cuisine / restauration (locaux de préparation des repas, hors salles de restaurant), locaux fumeurs, accueil d’animaux. Le but de cette préoccupation est de s’assurer que des conditions d’hygiènes adaptées aux locaux et leurs activités sont assurées.

Nous sommes dans un niveau base, il faut pour cela qu’une identification des zones et/ou locaux sensibles à conditions d’hygiène spécifique soit réalisée sur le projet et que des dispositions soient prises pour créer des conditions d’hygiène réglementaires dans ces locaux.

Il faut optimiser les conditions sanitaires des locaux d’entretien. Ici, on va prendre des dispositions pour créer les conditions d’hygiène de base dans ces locaux. Pour cela, il faudra une ventilation adéquate avec des débits optimisés, la présence d’arrivée d’eau, d’un poste de vidage et de siphons au sol et mise à disposition d’un réseau électrique.

Il faudra s’assurer que les matériaux de construction choisis limitent la croissance bactérienne et fongique, et en particulier dans les locaux les plus sensibles comme les cuisines et la salle de restauration. Le niveau base de la préoccupation demande qu’on nettoie et qu’on humidifie régulièrement tous les éléments de la famille des revêtements intérieurs (sol, mur, plafond) de ces locaux sensibles. Ajouté à cela, il faut prendre en compte le critère hygiénique dans le choix du produit pour l’élément le plus impactant des revêtements intérieurs. Pour limiter cette croissance bactérienne, on pourra utiliser des robinets en cuivre, car ce métal présente des propriétés antibactériennes.

De plus on pourra utiliser des matériaux peu poreux, à surfaces lisses pour éviter toute accumulation d’humidité et donc de prolifération bactérienne. On veillera aussi à limiter les ponts thermiques aux coins des parois, qui créent de la condensation et qui favorise aussi la prolifération bactérienne.

CIBLE 13 : Qualité Sanitaire de L’air
Plan de la cible :
13.1. Garantie d’une ventilation efficace.
13.2. Maîtrise des sources de pollution internes.
13.3. Maîtrise des sources de pollution externes.
13.4. Qualité sanitaire de l’air des espaces intérieurs de baignade (non présent dans notre projet).

Nous avons choisi de faire en sorte que notre projet soit basique concernant cette cible. Pour la première sous-cible les éléments sont les mêmes que pour la cible 11 il n’est donc pas nécessaire de donner plus d’informations ci ce n’est qu’il faudra donner des informations afin d’expliquer les débits mis en œuvre.

13.2. Maîtrise des sources de pollution internes.

Il faut s’assurer que les éléments utilisés dans la construction intérieure de notre bâtiment ne rejettent pas de particules, quelles soient gazeuses ou solides. Pour cela il existe un référentiel qui regroupe tous les matériaux qui peuvent être utilisés. (Directive Européenne 97/69/CE du 5/12/97 transposée en droit français le 28/8/98.) Il faut aussi que l’on connaisse pour un minimum de 25% des surfaces, les matériaux utilisés mais surtout leurs teneurs en COV (composés organiques volatiles) et formaldéhydes. Il faudra par contre connaitre pour toutes les peintures et pour tous les vernis la teneur en COV.

13.3. Maîtrise des sources de pollution externes.

Il faut identifier les différentes sources de polluants externes tels que poussières fumées et autres afin de prévoir des systèmes qui vont pouvoir limiter l’impact de ces pollutions sur les occupants. Il faudra donc rédiger une liste des différentes sources polluantes et expliquer comment on pense s’en affranchir et quels systèmes sont mis en place pour les combattre.

Concernant les risques de types radioactifs il faut savoir que le Radon est présent partout sur terre en plus ou moins grande quantité en fonction des régions. La seule façon de limiter sa concentration dans les bâtiments est de prévoir un système de ventilation suffisent afin de le diluer. Il faudra que lors de la livraison du bâtiment, la radioactivité mesurée soit inférieure à 400 bq/m3. Il faut donc privilégier les matériaux de constructions qui auront un faible dégagement de radon et dimensionner la ventilation en fonction des dégagements naturels du site.

Cible 14 : Qualité sanitaire de l’eau
Plan de la cible :
14.1. Qualité et durabilité des matériaux employés dans le réseau intérieur
14.2. Organisation et protection du réseau intérieur
14.3. Maîtrise de la température dans le réseau intérieur
14.4. Maîtrise des traitements
14.5. Maîtrise du risque sanitaire lie a la récupération et a la réutilisation sur site d’une eau non potable (en cas de réutilisation sur site d’une eau non potable et réutilisation pour un usage interne)

Lorsque l’on parle de qualité sanitaire de l’eau, on parle de l’eau destinée à la consommation humaine ou aux activités de baignade (si l’on prévoit un bassin par exemple). Une eau est dite de qualité potable lorsque elle est apte à la consommation humaine ou à utiliser dans différentes activités. Toutefois, il est difficile de parler de qualité de l’eau. En effet, une eau est soit de qualité sanitaire satisfaisante et apte à différentes utilisations, soit inapte et doit donc être traitée. Dans le cadre de notre projet, cette cible devra être de niveau « basique ».

14.1. Qualité et durabilité des matériaux employés dans le réseau intérieur

La qualité des matériaux utilisés pour le réseau d’eau intérieurs conditionne leur durabilité. En effet, mis à l’épreuve du temps, la qualité des matériaux peut être altérée et donc provoquer différents problèmes. Nous choisirons donc pour les canalisations des matériaux conformes à la réglementation et qui ne modifieront pas les caractéristiques de l’eau destinée à la consommation humaine. En effet on peut penser aux anciennes canalisations en plomb qui ont provoqués des problèmes de saturnisme sur la population. On peut donc opter pour différent alliage de métaux à base de fer, aluminium, cuivre ou zinc. (Le PVC ne peut être utilisé que pour la distribution d’eau froide sanitaire ou l’évacuation des eaux usées)

14.2. Organisation et protection du réseau intérieur

Dans ce projet, l’eau que nous allons utiliser va provenir de plusieurs origines. Nous allons utiliser de l’eau provenant du réseau de distribution classique pour alimenter le complexe en eau chaude sanitaire (douches, cuisines, etc.) mais aussi de l’eau de pluie. Cette dernière sera stockée dans une cuve, et on pourra l’utiliser pour l’arrosage extérieur et l’entretien du bâtiment ou toute autre activité ne nécessitant pas de l’eau potable. Il convient toutefois de séparer clairement les deux types de réseaux afin d’éviter toute connexion. Pour cela on pourra donc utiliser des canalisations de différentes couleurs et prévoir une signalétique adaptée à chaque point d’usage d’une eau impropre à la consommation.

De plus, pour la protection des enfants qui sont plus sensible à la qualité de l’eau, on prévoira la mise en place de robinets pouvant être verrouillés à l’extérieur du bâtiment.

14.3. Maitrise de la température dans le réseau intérieur

La maîtrise de la température à l’intérieur du réseau d’eau va nous permettre de nous intéresser à deux problèmes récurent dans les établissements accueillant du public : les problèmes de légionelloses et de brûlure. En effet une eau circulant à basse température (25-30°C) va augmenter les risques de légionelloses dans les canalisations. C’est pourquoi, dans ce projet nous utiliserons un réseau d’eau chaude bouclé. De plus la température de retour au niveau de production de chaleur devra être au minimum de 60°C. Le calorifugeage des canalisations est une bonne solution pour éviter les pertes d’énergie dans le réseau.

Dès la conception il faudra faire en sorte de limiter au maximum le risque de prolifération de germe. On peut penser alors à une réduction de la distance entre le point de puisage et le réseau bouclé mais aussi interdire les bras morts.

Cette augmentation de la température d’eau à l’intérieur des réseaux s’accompagne d’un risque accru de brûlure pour les utilisateurs (douche des clients). On pourra donc mettre en place dans les chambres des clients des robinets thermostatiques qui ne pourront pas fournir une eau supérieure à 40°C. Une cartographie précise des températures en fonction du point d’utilisation (cuisine, local technique …) devra être réalisée.

14.4. Maîtrise des traitements

Les différents traitements que devront subir les canalisations tout au long de leur durée de vie (anticorrosion, antitartre…) devront être conforment aux réglementations en vigueur. De plus le réseau d’eau froide destiné à la consommation humaine ne devra pas être traité.

14.5. Maîtrise du risque sanitaire lie a la récupération et a la réutilisation sur site d’une eau non potable (en cas de réutilisation sur site d’une eau non potable et réutilisation pour un usage interne)

Pour les utilisations internes de l’eau de pluie, on prévoira un traitement et une filtration de ces dernières avant leur utilisation. La conception de la cuve de stockage doit être conforme aux réglementations. Ces dernières ont déjà été évoquées dans la cible 5.2.



Mots clés :
Association HQE, Certifications NF HQE - bâtiments neufs et rénovation, NF Logement et NF Logement HQE - Qualite Logement, Guide


Documents joints

guide_qeb_hotellerie_decembre_2008.pdf
guide_qeb_hotellerie_decembre_2008.pdf