Comment la réglementation peut elle favoriser les énergies renouvelables ?

mardi 17 septembre 2013
par  EcoEnergieTech
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Les effets de cet épuisement ou raréfaction des ressources se traduisent inexoblarement dans le prix de celles-ci. L’évolution du prix du baril de pétrole ici présentée est vertigineuse depuis 2003 : en 3 ans il a été multiplié par 2 et la tendance s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui.

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Les énergies renouvelables apparaissent comme une bonne solution du fait de leurs aspects « inépuisable » et « propre ». On peut qualifier une énergie de renouvelable dès lors que sa vitesse de formation est plus grande que sa vitesse d’utilisation.

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Autres avantages des Enr :
Les ressources exploitées sont locales, permettant ainsi un développement durable des économies locales.
Le démantèlement des systèmes de production d’énergie renouvelable est facile, rapide et peu coûteux
Les impacts en cas d’accident sont plus facilement maîtrisables que ceux de l’industrie électronucléaire ou pétrolière

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Engagements nationaux et internationaux
Protocole de Kyoto : stabiliser les emissions des C02
Directive européenne performance énergetique des batiments
Plan climat 2004

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La RT 2000 ne prenait pas en compte les systèmes utilisant des ENR. La RT 2005 vient gommer cela en favorisant considérablement la production locale d’électricité via les Enr, en favorisant les systèmes Enr en introduisant des références peu performantes, en pénalisant les systèmes n’utilisant pas d’Enr en cas de production d’ECS électrique et enfin par la mise en place de labels incitatifs à la mise en place de système utilisant des Enr. En attendant la RT 2012…

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Dans un premier temps, il est important de comprendre comment nos consommations d’énergie sont calculées dans les réglementations. En effet les EnR et nos consommations en énergie (conventionnelles ou primaires) sont intimement liés. Les EnR vont donc avoir une influence directe sur ces consommations : on pourra ainsi voir comment diminuer ces consommations en passant par des systèmes innovants tels que le PV, Solaire Thermique et PAC.

Dans la RT, les bâtiments sont comparés à des bâtiments de référence. La référence est un bâtiment qui à les mêmes caractéristiques géométriques que le bâtiment à étudier mais qui lui est fait dans les « règles de l’art ». Ce dernier nous indiquera la quantité d’énergie qu’on à le droit de consommer avec notre bâtiment. Le Cepréf comprend le chauffage, le refroidissement, l’ECS, les auxiliaires et l’éclairage.

En logement, nous avons une exigence supplémentaire, nous avons une limite de consommation en énergie sur les postes de chauffage, refroidissement et ECS seulement. Il y a donc une volonté de la RT de limiter nos consommations d’énergie sur ces postes là en fixant des limites de consommations en fonction de la zone géographique et le type de chauffage. A Toulouse, nous n’avons donc pas le droit de consommer plus de 110 kWhep/m².an pour un chauffage utilisant des combustibles fossiles. La RT prend en compte la géographie, on pourra donc consommer plus dans les régions du nord, où il fait plus froid.

Une question qu’on pourrait se poser, c’est : si le Cepréf est conforme et qu’il englobe les 5 postes, on sera automatiquement conforme sur notre Cepmax. Ceci n’est pas toujours le cas, en effet, Cepréf va dépendre des caractéristiques de notre maison, de l’altitude, de la surface etc… Donc si on habite a 400 m par exemple, la RT ne va pas nous pénaliser car elle va nous permettre de consommer plus, on sera conforme sur le Cepréf. Mais si on se ramène à l’énergie consommé avec notre Cepmax, on se pénalise d’autant : on ne sera plus être règlementaire.

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Dans la RT 2005, la consommation d’un bâtiment est exprimée en énergie primaire. L’énergie primaire, est la consommation finale à laquelle on ajoute la consommation nécessaire à la production de cette énergie. Avec ce concept là, on pourra avoir une estimation de la quantité d’énergie primaire que l’on consomme, et comparer les énergies entre elles. En France, pour 1 kWh de gaz ou fioul consommé on va consommer 1 kWhep. Mais en ce qui concerne l’électrique : 1 kWhep ne va pas donner 1 kWhelec. En consommant de l’énergie électrique, on va consommer 2,58 fois plus d’énergie primaire. Ceci est dû entre autres à nos pertes en ligne, aux rendements des systèmes (turbines) etc …qui vont produire l’électricité.

On peut dors et déjà voir que l’électricité nous met en danger et va nous pénaliser fortement sur nos consommations.

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Un logiciel de simulation tel que Perrenoud ou Climawin, va calculer notre consommation conventionnelle d’énergie, il nous fera ressortir les consommations de chaque poste. Il va ensuite additionner toutes nos consommations de ventilation, de chauffage, d’éclairage, d’auxiliaires, de rafraîchissement, d’ECS. (le PV est déduit de nos consommations, ce que nous verrons plus tard). Ces consommations seront multipliées par des coefficient de transformation en énergie primaire : 2,58 pour l’électricité et PV et 1 pour le reste. Une fois qu’on connaît notre consommation d’énergie primaire, le logiciel va nous donner un ratio de notre consommation d’énergie primaire par m². Nous obtenons notre Cep, lequel sera comparé au bâtiment de référence afin de savoir si nous consommons plus que ce qu’on à le droit de consommer.

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La nouvelle réglementation thermique : RT 2012 viens de sortir et quelques modifications on été faites sur le calcul de la consommation d’énergie. Avec la RT2005, des limites de consommations en énergie primaire (Cepmax) pour les postes de Chauffage, refroidissement et ECS on été imposées en fonction des zones géographiques mais aussi en fonction du type de chauffage. La RT2012, va quand à elle, nous donner une valeur moyenne pour tout type de chauffage et pour les 5 usages (Chauffage, ECS, Refroidissement, Eclairage et Auxiliaires). Cette valeur moyenne est de 50 kWhep/m².an pour Toulouse et elle sera modulée. La notion de Cepref est donc abandonnée il y a que le Cepmax qui sera pris en compte en logement mais aussi dans le Tertiaire.

La nouvelle réglementation se focalise donc sur nos consommations d’énergie et cela pour un plus large éventail de postes. Elle nous impose des limites de consommations de plus en plus basses, le recours aux EnR est donc inévitable !!!

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On part donc de notre valeur de 50 kWhep/m².an et ensuite on va moduler cette valeur en fonction de la catégorie dans laquelle on se trouve, de la localisation géographique, de l’altitude, la surface des logements, du type de bâtiment et des GES.
Autrement dit, le Cep réf est remplacé par le Cepmax et ce dernier prendra en compte les caractéristiques géographiques et structurelles.

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Après avoir vu comment notre consommation était calculée dans les règlementations, nous allons voir comment les EnR vont influer sur ces consommations et comment elles seront prises en compte dans les règlementations. Les EnR sont valorisées à travers des systèmes innovants, comme le PV qui va nous permettre de produire de l’énergie pour la revendre ensuite. Le solaire thermique va nous permettre de chauffer notre eau et les PAC vont couvrir nos besoins en chauffage et rafraichissement. Tous ces systèmes utilisent des énergies propres qui sont indispensables aujourd’hui vu le contexte économique mais aussi environnemental.

Dans la suite de l’exposé, nous allons donc vous montrer comment les EnR sont prises en compte dans les règlementations françaises et leur impact sur nos consommations grâce à ces systèmes.

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Le PV utilise l’énergie solaire, un gisement infini et une énergie non captive. Nous avons visité le bâtiment Gamba qu’on peut voir sur cette image, ce bâtiment est recouvert de panneaux solaires qui ont une fonction de casquette et qui vont permettre de diminuer la consommation du bâtiment. La fonction principale du PV est de produire de l’électricité pour ensuite la revendre à Edf Le PV est très innovateur car il va nous permettre d’aller vers des bâtiments passifs mais aussi à énergie positive.
Dans cette partie, nous allons essayer de comprendre comment le solaire photovoltaïque est pris en compte dans la RT et comment il va nous permettre de diminuer nos consommations.

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Les règles Th-CE consacrent un chapitre entier au calcul du photovoltaïque et ce dernier est fortement valorisé. Le calcul concerne que les installations qui vont servir de revendre sa production, il n’y à aucun stockage.
Les PV vont convertir la lumière solaire en électricité grâce à des cellules, un onduleur est nécessaire pour convertir le courant continu en courant alternatif de 220 V. Un compteur électrique va comptabiliser la production électrique que nous allons revendre. On est donc obligé d’avoir deux compteurs et deux réseaux distincts dans une installation PV. Un réseau de revente d’électricité et un réseau de consommation d’électricité.

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10 m² de capteurs PV en toiture vont nous permettre de couvrir des besoins en électricité d’1 Mwh/an.
Pour qu’une installation soit prise en compte et qu’un rachat puisse être effectué, 3 conditions doivent être réunies :
Le PV doit être prévu dans le permis de construire avant la construction de la maison
Les panneaux doivent être intégrés au bâtiment et doivent avoir une fonction particulière : sur la photo, nous pouvons voir la maison bioclimatique de Mr Flament. Les PV sont bien intégrés à la maison car ils ont une fonction de casquette. Il vont protéger la maison des rayons solaires en été afin de préserver une température intérieure conventionnelle correcte.
Les PV doivent être directement raccordés au réseau électrique pour le revente de l’énergie produite à EdF
Si l’une de ces conditions n’est pas respecté, le rachat de l’électricité peut ne pas avoir lieu ou alors avec un prix nettement inférieur que celui prévu de base.

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Pour calculer la quantité d’énergie annuelle produite par un tel système, un calcul bien défini est fait dans la RT. Ce calcul dépend du gisement solaire de la zone, de l’implantation et des caractéristiques des modules photovoltaïques. La formule prend en compte l’énergie incidente annuelle dans le plan des modules, laquelle est multipliée par la puissance crête du PV qu’on multiplie ensuite par un indice de performance.
Plus le PV sera performant, avec une capacité à générer de fortes puissances en fonction de l’énergie qu’il capte et plus ce dernier aura un meilleur rendement de production d’énergie.
L’energie incidente annuelle dans le plan des modules est calculée en fonction de l’énergie incidente annuelle sur un plan horizontal et par région géographique. La France est donc découpée en 5 régions qui pourront nous apporter plus ou moins d’énergie solaire. Nous pouvons voir que dans les régions du sud, on pourra capter beaucoup d’énergie tandis que dans les régions du nord, la production sera plus pauvre. Un facteur de transposition est ensuite appliqué afin de prendre en compte les variations d’énergie incidente.
A travers ce calcul, on peut voir que la RT prend vraiment en compte l’énergie solaire, un calcul très fin est fait pour maximiser nos chances de produire de l’électricité grâce au solaire. C’est un avantage considérable si on habite dans les régions du sud et nous avons tout intérêt à profiter de ce potentiel que nous offre le soleil.

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Une fois que l’on à calculé notre énergie produite par le PV, on va affecter un coefficient de conversion Cep.pv égal à celui de l’électricité : 2,58 Ensuite on va soustraire cette contribution corrigée au coefficient Cep. Non seulement on déduit notre énergie produite par le PV mais on lui affecte en plus le coefficient 2,58 et on déduit le tout. C’est là que le PV est vraiment avantagé par la RT, il va nous permettre de diminuer notre consommation d’énergie primaire.
Le PV est entièrement déduit de la consommation du projet ce qui est vraiment favorable car si on est un peu limite et qu’on dépasse notre « droit à consommer », en mettant du PV, on pourra réduire notre consommation et passer. De plus on pourra se permettre de consommer plus sur les autres postes, avoir des murs avec une isolation inférieure etc…
Le problème avec le PV c’est que l’on peut faire un bâtiment qui consomme beaucoup d’énergie, avoir une passoire énergétique, et en mettant des panneaux photovoltaïques avoir un bâtiment conforme. C’est pour cela, des labels on été crée, en partie pour plafonner cette déduction d’énergie et tendre vers des bâtiments BBC.
Il faut noter que : l’énergie produite par les modules photovoltaïques apparaît donc comme une réduction directe du coefficient C de la méthode Th-C en revanche, dans le calcul de la référence, la contribution des modules photovoltaïques est nulle.

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La méthode th-CE est basée selon les termes de l’article 2 du décret n°2000-1196 qui impose une obligation du rachat de l’électricité produite par les installations utilisant les EnR. Nous nous sommes donc demandés si en installant une petite éolienne chez soi ou en produisant de l’électricité à partir d’un cours d’eau si on pouvait la revendre. Grâce à cet article, cela est possible mais pour des installations ne dépassant pas des puissances de 12 mégawatts. On est donc limité en terme de puissance, on ne peut pas produire autant d’énergie que l’on veut.

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Nous avons vu que le PV servait qu’a produire de l’électricité pour la revente. L’énergie solaire est alors valorisée dans la RT car l’énergie produite par le PV est entièrement déduite de la consommation et elle est d’autant plus déduite qu’elle est multiplié par le coefficient 2,58. Mais la RT valorise aussi l’énergie solaire via les panneaux solaires thermiques pour la production de l’eau chaude grâce des chauffe eaux solaires individuels, combinés ou avec des ballons de stockage séparés.
Nous allons voir dans cette partie, comment le solaire thermique est pris en compte dans la RT et surtout comment il va nous permettre de diminuer nos consommations en ECS (2ème poste de consommation d’énergie en résidentiel)

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L’ECS est le 2ème poste de consommation d’énergie en résidentiel. La politique de la RT est de diminuer nos consommations d’énergie, on est donc obligé de trouver des solutions alternatives sur les postes les plus consommateurs d’énergie afin d’arriver à les diminuer. La production d’ECS via le solaire thermique est la meilleur solution actuelle. Avec un tel système on bénéficie d’un gain sur la consommation d’énergie (on n’aura plus ce coefficient de 2,58 si on avait utilisé un système de production électrique) car les apports solaires sont considérés comme gratuits mais aussi il va nous permettre de réduire nos besoins en énergie car les consommations en solaires ne sont pas prises en compte dans le calcul, on va juste consommer de l’énergie électrique pour l’appoint.
Si le projet n’a pas recours au solaire pour la production d’ECS, on sera obligé de trouver des compensations sur les autres postes de consommation. Avec un système de production solaire, on pourra donc se permettre de consommer un peu plus, ce qui nous laisse un flexibilité sur le choix de nos matériaux, le système de chauffage etc... Seulement 3 à 7 m² de panneaux vont nous permettre de couvrir une grosse partie de nos besoins annuels selon la zone d’ensoleillement.

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3 types de système de production d’eau chaude sanitaire solaire sont pris en compte dans la réglementation thermique :
Le chauffe eau individuel : capteurs solaires + ballon de stockage (CESI)
Installation de chauffage + ECS : capteurs solaires + ballon de stockage, stockages séparés (chauffage/ECS)
Installation de chauffage + ECS combinés : capteurs solaires directement au planchers chauffants + ballon de stockage pour ECS (SSC)
Ces installations vont nous permettre de diminuer nos consommations en énergie en utilisant l’énergie directement produite par le soleil, qui est une énergie durable et gratuite. En effet, l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas.

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Le calcule de la consommation en solaire est calculée dans la méthode de calcul Th-C, tout comme les appoints mais seulement la consommation d’appoint sera comptabilisée. Le solaire est donc entièrement valorisé dans le calcul de nos consommation d’énergie pour l’ECS car l’énergie solaire est considéré comme gratuite, de plus elle n’est pas prise en compte dans le calcul de nos consommations, c’est comme si elle était déduite de nos consommations.
Le solaire thermique va donc couvrir nos besoins en énergie pour l’ECS ou le chauffage de façon gratuite, on aura un apport d’énergie propre et durable et on ne va payer que l’appoint, la réelle consommation.

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Pour comprendre l’impact du solaire thermique sur nos consommations, nous nous sommes mis à la place d’un thermicien. Nous avons modélisé une maison individuelle de 110 m² sous le logiciel Perrenoud. Nous avons rentré les caractéristiques des parois, ponts thermiques, système de chauffage au gaz etc… de façon à avoir un bâtiment règlementaire. Nous avons modélisé d’une part une maison avec un système de production d’eau chaude tout électrique et d’autre part, en gardant exactement là même simulation, nous avons mis un système de production d’eau chaude sanitaire solaire thermique. Nous nous sommes placés dans le cas d’un chauffe eau solaire individuel en laissant le système de chauffage identique afin de voir juste l’impact sur la consommation d’ECS.

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Ce qu’on peut voir avec cette simulation c’est :
Avec un système de production d’ECS en tout électrique, le logiciel nous calcule les consommations en électricité, qu’il multiplie par le coefficient 2,58 afin de ramener en énergie primaire et il divise le tout par la surface (110m²) afin d’avoir un ratio de consommation d’énergie primaire au m²
Avec un chauffe eau solaire individuel, on peut voir que le logiciel nous calcule la consommation en électricité mais qu’il nous calcule aussi la consommation en solaire. Sur le total, il n’y a que la consommation d’électricité qui est comptabilisé. Cela veut bien dire que la part solaire n’est pas compté, elle est considérée comme gratuite, le logiciel va seulement calculer la part d’appoint. C’est là que le solaire est valorisé car il est pris en compte comme source d’apport d’énergie, il est calculé mais comme il est considéré « gratuit », il n’est pas compté dans notre consommation totale d’énergie.
Cela à pour conséquence de diminuer de 67 % nos consommations d’énergie pour l’ECS, autrement dit 67 % de nos besoins en énergie sont couverts par le solaire thermique, par une source gratuite. On ne va payer que les 33 % restant dus à l’appoint.

Avec un système de production d’ECS tout électrique, on aurait consommé 100 kWh d’électricité, sachant que le kWh est de 10 ct€, on aurait payé 10 € tandis qu’avec un système de production solaire, on va consommer 33 kWh d’appoint donc 3,3 € et les 67 kWh restant, dont on a besoin seront couvert par le soleil, une source gratuite. On passe donc de 10 € à 3,30 €, on divise notre facture d’électricité pour l’ECS par 3 avec seulement 4 m² de panneaux, on consomme 3 fois moins !!!

Il est important de voir aussi que notre consommation d’énergie primaire finale, le Cep max diminue de 35 %, la part d’ECS n’est pas négligeable dans nos consommations d’énergie, grâce au solaire, on diminue de plus d’1/3 nos consommations d’énergie.
Si on regarde le Cep réf total , on voit qu’il augmente de 10 %, le solaire thermique est vraiment valorisé car il nous permet d’augmenter notre « droit à consommer », on pourra consommer d’avantage sur les autres postes grâce au solaire. Sans solaire, on aurait du trouver des compensations ailleurs.
Pour conclure, un CESI divise par 3 nos consommations d’énergie, donc notre facture énergétique est divisée par 3. 4m² couvrent 67 % de nos besoins en énergie et grâce au CESI, on augmente notre consommation de référence, on pourra consommer d’avantage sur les autres postes, on pourra se permettre d’avoir une isolation moins performante par exemple, et donc de réduire nos coûts. (C’est plus cher d’isoler correctement que de mettre un CESI)

La RT valorise aussi le calcul d’appoint, en effet elle va calculer la consommation d’appoint sur la base de nos besoins réduits donc la consommation d’appoint sera aussi réduite. Donc on est partout gagnant, on divise par 3 notre facture énergétique, on ne payera que l’appoint

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Thermosiphon veut dire que la circulation de la chaleur passe des capteurs au ballon de stockage naturellement sans pompe ni autre dispositif, grâce à la différence de température. En effet, quand l’eau (ou un autre fluide caloporteur) est chauffé par le soleil dans les capteurs, elle se dilate et étant plus légère que l’eau froide à volume égal, elle monte. Ainsi, elle crée un mouvement dans le circuit hydraulique reliant les capteurs au ballon de stockage. Si le circuit hydraulique est conçu dans les règles de l’art, l’eau chauffée dans les capteurs va circuler à travers un échangeur dans le ballon et la température de l’eau dans le ballon va augmenter progressivement.

Pour un chauffe eau à thermosiphon, la consommation des auxiliaires est nulle selon la RT 2005  coefficient 2,58 pour l’électricité donc ici on est gagnant du point de vue de la consommation
Le ballon doit impérativement être placé plus haut que les capteurs afin de permettre la thermo-circulation naturelle
Si les pertes de charge sont trop importantes, l’eau est freinée et peut même ne plus circuler. Par contre, si la tuyauterie est trop large, l’eau circule librement, mais trop lentement et le rendement est moins bon.-Le thermosiphon devra être suffisamment "puissant" pour vaincre les pertes de charge, sans que la différence de température de l’eau entre la sortie du capteur et la sortie du ballon soit excessive.
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Le chauffage est le principal poste de consommations en résidentiel : c’est donc l’un des postes à privilégier dans l’optique de réduire les consommations énergétiques et dans la campagne de valorisation des Enr pour y parvenir.

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En ce qui concerne les systèmes thermodynamiques, la RT 2005 a eu un effet très important pour leur développement. La mise en place d’une référence qui leur est propre a permis de mieux mettre en valeur ses systèmes au regard de la RT 2000 qui les considérait comme purement électrique.
La référence est basée sur des équipements d’entrée de gamme, il n’est donc pas difficile de satisfaire à la condition du Cep propre au chauffage.
De plus, contrairement aux systèmes purement électriques, il n’y a pas d’obligation de production d’ECS solaire.

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Cette simulation sous Perrenoud (même maison individuelle que pour les simulations présentées précédemment) permet d’illustrer les propos précédents ; d’une part, on s’aperçoit qu’en mettant une PAC avec de bonnes performances, on est très en dessous du Cep de référence.
D’autre part, on peut voir qu’en cas de production d’ECS électrique, le Cep de référence propre à la consommation d’ECS est plus important.

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La chaudière bois est avantagée dans le calcul de la RT 2005. En effet, les chaudières prises en référence sont des chaudières « basiques ». La production d’ECS électrique n’est pas pénalisée.

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On a pris ici une chaudière bois de classe 3 mais même avec une chaudière moins performante, la condition sur le Cep de chauffage est remplie aisément dès lors que l’on est équipé d’une chaudière bois.
En ce qui concerne la production d’ECS électrique, comme pour les systèmes thermodynamiques, il n’y a pas de pénalisation comme c’est le cas avec un chauffage électrique ou une chaudière à combustible fossile.

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L’arrêté ministériel du 3 mai 2007 définit les exigences réglementaires des 5 niveaux de performance énergétique des constructions neuves : HPE, HPE EnR, THPE, THPE EnR et BBC (bâtiment basse consommation énergétique). 

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Le label HPE Enr a les mêmes exigences que le label HPE en terme de consommations en énergie primaire, il impose aussi l’intégration d’un système Enr pour les besoins en chauffage.

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Le label THPE Enr a des exigences un peu plus poussées en terme de consommations en énergie primaire, il impose aussi l’intégration d’un système pour la production d’ECS, le chauffage ou la production locale d’électricité.

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Bilan des réalisations fin MAI 2010 :
266 maisons individuelles
24 opérations de maisons individuelles groupées soit 291 logements
43 opérations de logements collectifs soit 1 301 logements
3 tertiaires soit 21 390 m²

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En complément à cette limitation des consommations, d’autres exigences sont posées par le label BBC effinergie :

Perméabilité à l’air

Une mesure de perméabilité à l’air est obligatoire pour tout logement BBC-Effinergie. Elle n’est pas obligatoire pour un bâtiment à usages autres que d’habitation.
La valeur doit être inférieure à 0,6 m3/h.m² maison individuelle et 1 m3/h.m² en logements collectifs. Cette valeur quantifie le débit de fuite traversant l’enveloppe, exprimé en m3/h.m², sous un écart de pression de 4 Pascals conformément à la RT 2005.
La mesure de la perméabilité est effectuée conformément aux règles et processus de la mesure de l’étanchéité à l’air des bâtiments édictés par l’Association Collectif Effinergie. -
Rapport SHON/SHAB

Si la SHON dépasse de 20% la surface habitable, la surface prise en référence pour répondre aux exigences est de 1,2 fois la surface habitable en attente de la publication de la nouvelle surface de référence de la RT : SHON/SHAB ≤ 1,2.

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Dans le cas d’une démarche d’obtentention du label BBC Effinergie dans le neuf, la mise en place d’une chaudière bois est très favorisée dans le calcul du Cep par rapport à un simple projet règlementaire avec cette valeur du coefficient de transformation ramenée à 0,6.

Cependant, étant donné que l’idée est d’avoir des bâtiments qui consomme peu, un « bridage » de la production locale d’électricité permet d’éviter certaines dérives possibles étant donné que cette production est directement soustraite des consommations. On évite ainsi le cas de bâtiments au final assez consommateurs pouvant devenir BBC grâce à une grosse production électrique via les ENR.

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L’obtention du label BBC effinergie permet d’obtenir différentes aides financières afin de diminuer grandement le surinvestissement nécessaire à l’obtention de ce label et ainsi le rendre attractif.

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Il a été comparé une maison BBC avec une maison RT 2005 du constructeur Villa Tradition, basé à Niort. Pour une maison de plein pied de 86 m2 de surface habitable avec garage, située en zone H2B (Niort), vendue environ 120 000 € TTC, le surcoût pour passer à une maison labellisée BBC Effinergie est de 9 %.

Le surcoût lié à l’enveloppe de la maison est au maximum de 50 euros HT par m2 de SHON toutes parois confondues. Le renforcement des isolations acoustiques, des isolations phoniques et des isolations thermiques ne coûte que 5 à 15 €HT fourni posé par m2 de paroi, y compris les systèmes pour l’étanchéité à l’air de la maison.-Ce surcoût est en partie compensé par des équipements de chauffage de moindre puissance donc moins onéreux.

Il est par contre totalement compensé par des incitations fiscales très avantageuses pour les maisons BBC (déduction des intérêts d’emprunt passent à 40 % sur 7 ans + plafond de ressources du prêt à taux 0 est doublé et son montant est majoré de 20 000 euros)

Au final, en plus de mensualités moins élevées, le foyer bénéficie de factures d’énergie moins élevées.

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Dans la RT 2012, il faudra conjuguer le conception du bâti avec le choix des systèmes énergétiques efficaces comme le CESI, ou les PAC par exemple et l’apport des EnR est indispensable pour limiter nos consommations en énergie primaire et arrivers aux 50 kWhep/m².an

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Dans la nouvelle réglementation 2012, toute maison devra avoir recours aux EnR avec au minimum 2m² de capteurs pour assurer la production d’ECS. Les EnR font donc partie intégrante de la réglementation et leur prise en compte est indispensable.

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Dans la RT 2012, il faudra prouver que 5kWhep/m² sont assurés par une EnR et que le réseau de chaleur est alimenté à + de 50 % par une EnR. Si cela n’est pas possible, le maître d’ouvrage doit trouver des moyens alternatifs.

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Ces moyens alternatifs sont :
Installer une production d’ECS thermodynamique avec un COP>2
Et une production de chauffage à mico-cogénération.
On voit ici que la RT 2012 s’attaque aux poste les plus consommateurs d’énergie et cette dernière va privilégier des systèmes performants pour réduire notre consommation d’énergie. Les vieux systèmes vont commencer a disparaître et le marché se fer sur ces nouveaux systèmes qui vont nous permettre de consommer de moins en moins d’énergie


Commentaires  (fermé)

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samedi 21 septembre 2013 à 23h30 - par  EcoEnergieTech

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La réglementation devrait elle favoriser d’avantage les ENR ?
Avez vous des exemples de projets favorisant les ENR avec impact économique et financier ?

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